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Saint-Mélar (Méloir) à Carnoët

D 5 décembre 2013     H 16:21     A Denez     C 0 messages


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Je viens d’envoyer une très modeste contribution à l’association VALÉE DES SAINTS pour que la statue monumentale du prince Mélar (ou Méloir) puisse rejoindre ses congénères sur le magnifique site de Carnoët. Aimé de son peuple, le prince Mélar est appelé à succéder à son père sur le trône de Cornouaille armoricaine. Son oncle le perfide Rivoad, qui brigue sa couronne et ses terres, décide d’écarter le jeune prince alors âgé de sept ans. Après une infructueuse tentative d’empoisonnement, l’enfant est physiquement mutilé. Des hommes à la solde du tyran lui tranche le pied gauche et la main droite. Dans l’incapacité de monter à cheval et de tenir une épée, le prétendant semble écarté du pouvoir. Néanmoins, par la volonté divine et des prothèses qui croissent comme des membres sains, Mélar retrouve aisance et habilité. Placé sous la protection de l’évêque de Quimper et d’un gouverneur du nom de Kérialtan, Mélar doit néanmoins envisager la fuite dans le nord de la péninsule armoricaine au Castel Beuzit (la Boissière) en Lanmeur. La retraite du prince de Cornouaille découverte, son propre tuteur se rend sur place pour assassiner Mélar. Sa dépouille est placée sur un chariot tiré par des bœufs pour être acheminée sur la terre de ses ancêtres. Les bêtes refusant d’avancer et l’essieu du chariot brisé, on comprit que le jeune prince voulait reposer à Lanmeur. Une crypte fut édifiée pour recevoir la dépouille de Mélar, plus tard surélevée d’une église dédiée au prince. Le culte de l’enfant martyr ne tarda pas à se propager dans la région et dans toute la Bretagne. La fureur des invasions normandes des IX et X siècles, provoqua l’exode des élites religieuses et laïques de Bretagne. Le corps de Mélar quitta Lanmeur pour être acheminé en territoire Franc. Dispersés, principalement à l’abbaye Notre-Dame de Châge à Meaux et dans l’église Hospitalière de St Jacques du Haut-Pas à Paris, quelques fragments de reliques revinrent ultérieurement en terre Bretonne et en Cornouaille anglaise. A défaut d’une couronne mortelle de souverain, la tradition et la mémoire bretonne offrirent au jeune prince Mélar un rang de martyr et une auréole de Saint. Le trajet des reliques, la postérité, la popularité littéraire des différents écrits et les substitutions avec des personnalités locales offrirent au jeune martyr la vénération de son peuple ainsi qu’une empreinte profonde dans la toponymie et le patrimoine architectural breton. On retrouve le nom de Mélar dans les manuscrits anciens sous diverses formes : Meloar, Melar, Méloir, Mélaire, Meler, Maelor, Mélor, Mylor et par dérivation Magloire. De nos jours Mélar est honoré principalement dans le Finistère (à Lanmeur -Locmélar- Plounéventer- Plouigneau- Plouézoc’h- Confort Meillars- Sizun/St Cadou-Guimaëc- Quimper- Commana- Irvillac- St Jean-du- Doigt- Plouégat Guérand-Plougasnou- Locquirec- Plozevet- Plonecez Porzay- Plobannalec lesconil-Locunolé) dans les Côtes-d’Armor (Tréméloir- Bringolo- Plouzélambre - St Méloir des Bois /en Plélan) en Ille et Vilaine (Saint-Méloir des Ondes- Saint-Méloir des Bois/ en Bourseul ) et dans le Morbihan (Pontivy) Soutenez cette entreprise en partageant largement ce texte auprès des communes concernées et devenez mécène en participant financièrement à ce projet grandiose de la VALÉE DES SAINTS - vous permettrez à Mélar (et aux autres saints bretons) de trouver rapidement sa place, entre Cornouaille et Léon, sur l’ancienne Motte féodale Tossen Sant Veltas (Colline Saint-Gildas) afin de contempler pour l’éternité cette terre de Bretagne.
Denis Lachever
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