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Roc’h Sant Kirio

D 22 mai 2018     H 17:27     A     C 0 messages


‌Au sommet d’un vallon boisé, à proximité de Plounérin, se situe une remarquable pierre naturelle que la tradition locale dénomme « Roc’h Sant Kirio ». A l’aube des migrations bretonnes, l’ascète Kirio (Kiriaw- Kirioù- Kémo- Quirio) compagnon de Saint Efflam, fait de ce site isolé son penity (ermitage). Si ce personnage n’a laissé que peu de traces dans l’hagiographie bretonne, il reste néanmoins honoré à Plounérin, Trédrez-Locquémeau et Ploujean et invoqué pour soulager plaies, panaris et furoncles. La « Roc’h Kirio » présente deux particularismes ; une croix de fer est présente en son sommet et un autel de plein air est matérialisé à même la roche. Autrefois, une échelle métallique permettait d’accéder au sommet. Quelles croyances et pratiques ancestrales pouvaient être attachées à cette grande pierre plurimillénaires pour que l’église y opère cette onction chrétienne alors même qu’une chapelle est présente à quelques distances en contrebas dans la vallée. Dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, l’église s’éleva contre la persistance de rituels jugés païens. De nombreux conciles œcuméniques dénoncèrent les pratiques superstitieuses attachées aux pierres, arbres et sources ordonnant leurs destructions, leurs enfouissements ou leurs déplacements auprès de lieux saints conventionnels. Faute de pouvoir extirper ces superstitions des mentalités, l’église à détourné et à assimilé ces croyances autour des pierres par l’adjonction de signes religieux. En Bretagne, la tradition populaire a désormais largement intégré les pierres qui ont engendrés moult légendes et coutumes encore vivaces de nos jours. Valorisées comme objets culturels, elles conservent un caractère sacré.