Une identité à partager
vous etes ici : Accueil » La langue bretonne » • Langue bretonne » Les Franks

Les Franks

D 7 mai 2013     H 11:43     A     C 0 messages


LES FRANCS

Dans la Germania de Tacite, historien bien informé, qui dénombre les peuples germaniques, situe leurs territoires et décrit leurs meurs, il n’est pas question de Franci. Leur nom apparaît pour la première fois lors des Incursions ravageuses du milieu du IIIe siècle qui mutent notamment l’Armorique en ruines et perdition. Les Francs entrent dans l’histoire comme essains de pillards féroces déchainés.

Leur nom, Frankan, est une extension de la racine de frî, « libre », par le suffixe -nk-, qui indique une caractéristique ou une capacité. Leur identité réside donc dans leur situation de liberté. C’est donc cette caractéristique les différencie des autres Germains, qui appartiennent à des peuples obéissant à des coutumes et lois. Ils se sont affranchis de leurs liens ethniques ou ont été bannis pour avoir enfreint les lois ; et sont ainsi « verbannt » - forbans. Franc n’est pas un nom d’appartenance, il indique une n-appartenance. Les Francs se sont affranchis aussu de conventions sociales ethniques et inter-ethniques. Selon le constat de l’historien Procope de Césarée (VIIe siècle) « (…) quant à la confiance, ce peuple est le pire traître du monde ».

Les groupements francs ont été qualifiés, suivant les régions où ils se manifestaient. Sur le côté nord de l’embouchure du Rhin on trouvait les Franci Salii, nom qui s’explique par le celtique salion « embouchure » (v. Saliocanus Portus en Armorique et Hayle/Heil en Cornwall) « les Francs de l’embouchure ». Puis, faisant du génitif Salii un nominatif pluriel, on en a fait des « Saliens ».
Les groupes actifs sur la rive Est du Rhin moyen furent appelés Ripuari, du latin Ripa « rive » et du germanique wari « guerrier ».

Les Francs entrent dans l’histoire comme pirates, pillards. Ils forment des groupes de hors-la-loi, surtout des cavaliers, qui cherchent leur butin par surprise, en territoire romain et dans les villes marchandes de Germanie. Certains s’engagent pour un temps comme mercenaires. Là où ils séjournent ils extorquent un tribut des populations sédentaires, prennent des esclaves, des otages et finissent par assujettir des peuples entiers. D’autres forment des bandes de brigands de grands chemins, comme le cruel Chariatto.

Parmi les Germains exilés, volontaires ou non, de fortes personnalités ont fait carrière jusque dans la hiérarchie impériale. Tels furent Richomer et son neveu Arbogast, l’un et l’autre Magister Mlitum, commandant en chef des troupes de l’Empire. Edobincus, apparemment à la tête du Tractus Neruicanus en 407. Ces « cadres supérieurs » devaient leurs positions à leurs capacités personnelles et non à une solidarité franque. Ils étaient libres de liens ethniques.

Au IVe siècle les corps-francs mérovingiens gagnèrent en puissance et c’est au Ve siècle qu’ils se heurtèrent aux Bretons.

Dans la même rubrique

2 septembre 2017 – Contrats Aidés

28 décembre 2013 – KAN AR BONEDOU RUZ / chant des bonnets rouges

7 mai 2013 – Botnevel

18 janvier 2012 – Yezhadur !