Une identité à partager
vous etes ici : Accueil » La langue bretonne » • La Charte européenne… » Les 39 réserves

Les 39 réserves

D 13 mars 2012     H 16:46     A     C 0 messages


DÉCLARATION FORMULÉE PAR LA FRANCE
LORS DE LA SIGNATURE


Déclaration de la République française dans la perspective de la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires :

I. La République française envisage de formuler dans son instrument de ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires la déclaration suivante [1] :

  1. Dans la mesure où elle ne vise pas à la reconnaissance et à la protection de minorités, mais à promouvoir le patrimoine linguistique européen, et que l’emploi du terme de « groupes » de locuteurs ne confère pas de droits collectifs pour les locuteurs des langues régionales ou minoritaires, le Gouvernement de la République interprète la Charte dans un sens compatible avec le Préambule de la Constitution, qui assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi et ne connaît que le peuple français, composé de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.
  2. Le Gouvernement de la République interprète l’article 7-1 paragraphe d et les articles 9 et 10 comme posant un principe général n’allant pas à l’encontre de l’article 2 de la Constitution selon lequel l’usage du français s’impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public, ainsi qu’aux usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics.
  3. Le Gouvernement de la République interprète l’article 7-1 paragraphe f et l’article 8 en ce sens qu’ils préservent le caractère facultatif de l’enseignement et de l’étude des langues régionales ou minoritaires, ainsi que de l’histoire et de la culture dont elles sont l’expression, et que cet enseignement n’a pas pour objet de soustraire les élèves scolarisés dans les établissements du territoire aux droits et obligations applicables à l’ensemble des usagers des établissements qui assurent le service public de l’enseignement ou sont associés à celui-ci.
  4. Le Gouvernement de la République interprète l’article 9-3 comme ne s’opposant pas à ce que seule la version officielle en langue française, qui fait juridiquement foi des textes législatifs qui sont rendus accessibles dans les langues régionales ou minoritaires puisse être utilisée par les personnes morales de droit public et les personnes privées dans l’exercice d’une mission de service public, ainsi que par les usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics.

II. La République française indiquera dans son instrument de ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, conformément à son article 3-1, les langues régionales auxquelles s’appliqueront les mesures qui seront choisies en application de l’article 2-2. La République française envisage, conformément à l’article 2-2, de s’engager à appliquer certains ou tous les paragraphes ou alinéas suivants de la partie III de la charte :

article 8 :
alinéas 1 a (iii), 1 b (iv), 1 c (iv), 1 d (iv), 1 e (i), 1 e (ii), 1 f(ii), 1 g, l h, 1 i
paragraphe 2

article 9 :
paragraphe 3

article 10 :
alinéas 2 c, 2 d, 2 g

article 11 :
alinéas 1 a (iii), 1 b (ii), 1 c (ii), I d, 1 e (ii), 1 f (ii), 1 g
paragraphe 2

paragraphe 3

article 12 :
alinéas 1 a, 1 b, 1 c, 1 d, 1 e, 1 g
paragraphe 2
_

paragraphe 3

article 13 :
alinéas 1 b, 1 c, 1 d
alinéas 2 b, 2 e

article 14 :
paragraphe a
paragraphe b


[1Le comité ad hoc de l’association Identité bretonne fait remarquer que l’article 21-2 de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires n’admet aucune autre réserve que celles (éventuelles) relatives aux paragraphes 2 à 5 de l’article 7 de cette présente Charte. La République française, dans sa signature, n’ayant pas refusé cet article, il est donc applicable, et l’on doit pouvoir se demander si les interprétations du chapitre II ci-dessus sont valables, juridiquement parlant.

Dans la même rubrique

13 mars 2012 – Nos actions

13 mars 2012 – Un long fleuve, pas tranquille !