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La vie intellectuelle aux 15e et 16e siècles

D 16 décembre 2010     H 18:12     A     C 0 messages


Elle profite de conditions de travail très favorables pour les écrivains et les artistes.

1. Progrès de l’instruction

- De petites écoles se développent près des abbayes, dans les villes et les paroisses rurales.

- Quelques centres d’études existent dans des couvents.

- Pour obtenir les grades, les étudiants vont ensuite à Paris (collèges de Cornouaille, de Tréguier, de Léon, du Plessix), à Orléans (le droit), à Montpellier (la médecine).

- Pour remédier à cet exode des cerveaux les Montfort, après de très longues démarches, obtiennent du Pape, en 1460, la création de l’Université de Nantes.

2. La diffusion de la production intellectuelle
grâce à l’enrichissement certain des élites, urbaines et rurales.

Elle est favorisée :
- par le colportage de livres
- par l’imprimerie en 1474 à Bréhant-Loudéac (domaine des Rohan), puis à Tréguier et à Rennes, en 1485, puis à Nantes.

Cet effort est soutenu par la création de ’’papeteries’’ (moulins à papier).

Parmi les livres parus vers la fin du 15e siècle, on note :
- 3 éditions de la Très ancienne coutume
- le Catholicon, vocabulaire breton-latin-français, imprimé en 1499 à Tréguier.

3. Le mécénat ducal et seigneurial

Avec la présence d’une cour brillante dans le duché, les ducs et les grands seigneurs ont assuré la protection des poètes et des écrivains, avec le goût pour les livres précieux (copistes et enlumineurs).

Littérature de langue française

- un grand poète, Jean MESCHINOT, écuyer, à la cour de Jean V à François II.
’’Les princes’’
’’Les lunettes des princes’’, qui fut un grand succès.
- La recherche historique avec 7 auteurs parmi lesquels
- Pierre Le Baud, aumônier de la duchesse Anne, avec les ’’Chroniques et Histoires des Bretons« - Alain Bouchart avec ses »Grandes croniques de Bretaigne’’ (1514).

Littérature de langue bretonne

Malgré l’importance grandissante que prend la langue française, le breton se maintient à l’Ouest.

Le ’’ Catholicon ’’ est le premier texte breton imprimé.

La production orale est importante avec les chansons populaires : c’est, en Bretagne, depuis des temps très anciens, un instrument privilégié de connaissance, de diffusion et de mémorisation des événements ’’. Ce fut aussi une des armes favorites du peuple quand il s’est opposé aux divers pouvoirs. Certains chants nous sont parvenus grâce à Th. de la Villemarqué.

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