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L’économie bretonne aux 14e et 15e siècles

D 16 décembre 2010     H 18:18     A     C 0 messages


Économie rurale

1 - Les paysages agraires sont variés

  • Le duché est très boisé. La forêt a une place essentielle : bois de construction, de chauffage,
  • nourriture des animaux, petites industries (mineurs, charbonniers).
  • Les landes et les friches progressent jusqu’à la fin du 15e siècle.
  • Le bocage gagne sur les champs ouverts.
  • Les labours reprennent après 1490

2 - Productions agricoles

  • C’est une agriculture de subsistance, surtout de céréales pauvres (seigle, avoine). Le froment a de l’importance en Bretagne maritime.
  • Le jardin est indispensable ( production légumière ).
  • Le cheptel est une richesse pour le travail et l’alimentation (bovins, porcs, chevaux, moutons et chèvres).

3 - Les exploitations paysannes en général sont petites

  • Peu de perfectionnements techniques et le matériel de culture progresse peu.
  • Par contre beaucoup de moulins à blé. Moulins à vent (Guérande, Bourgneuf ), moulins à mer ( Léon, golfe du Morbihan ).
  • Les rendements céréaliers sont très faibles surtout dans l’intérieur.

4 - De nouvelles activités sont provoquées, au 15e siècle, par le commerce international

  • Culture de la vigne en Haute-Bretagne, de la presqu’île de Rhuys à la baie de Bourgneuf.
  • Les plantes textiles :lin (surtout sur la côte nord), chanvre progressent à cause du commerce et de la demande anglaise de toiles.

Produits de la mer

1 - La pêche

  • la pêche en eau douce surtout pour la consommation locale.
  • la pêche côtière en bateau : vente du poisson frais, conservation (salage, saurissage, saumurage, séchage).
  • la pêche en haute mer prend de l’importance au début du 15e siècle (morue).

2 - Le sel

  • surtout dans les salines de Guérande et de Bourgneuf. Le prix de revient est faible, les impôts et les taxes sont plus faibles.

L’ Industrie

De nombreuses petites industries.

  • les forges, nombreuses dans les régions forestières, utilisent le fer étranger.
  • les constructions navales ( mal connu ).
  • la fabrication d’objets manufacturées est prospère : pelletiers, cordonniers, pintiers bretons sont renommés.

L’industrie textile est en expansion

  • la draperie, surtout en Haute-Bretagne (Rennes, Vitré)
  • Les toiles, en Bretagne péninsulaire, avec le chanvre et le lin.

Le Commerce

Dès la fin du 14e siècle, la Bretagne entre dans le circuit des échanges internationaux grâce à sa marine et à ses produits.

Les conditions naturelles sont souvent défavorables, les ports souvent minuscules et rudimentaires, les bateaux de faible tonnage (moins de 100 tonneaux).

A la fin du 15e siècle, les « carvelles », versions améliorées de la nef, de 30 à 100 tonneaux constituent l’essentiel de la flotte marchande bretonne : elles sont bien adaptées aux besoins commerciaux. A la fin du 15e siècle la capacité commerciale est de 20 000 tonneaux environ.

La neutralité bretonne a permis de profiter des débouchés du marché européen.

La noblesse bretonne participe activement à l’armement et aux échanges commerciaux (ex. Coatanlem à Morlaix).

Au 15e siècle, les Bretons sont les grands routiers des mers de l’Europe occidentale. On les trouve partout.

Par exemple, en 1533-1534, on enregistre 815 navires bretons sur 995, à Arnemuiden, un des avant- ports d’Anvers.

Le commerce porte surtout sur le sel, le vin, le blé, la toile, le canevas, les peaux.

Les Bretons ne sont pas absents des grands voyages : on les trouve au Brésil, à Terre-Neuve.

En 1534, le Malouin Jacques Cartier découvre le Canada.

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