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L’État breton

D 16 décembre 2010     H 18:03     A     C 0 messages


 Les Relations du Duc

1) Avec la petite noblesse :

Une tradition de fidélité à son seigneur direct, mais aussi dans les moments difficiles, quand l’autonomie est menacée.

Le duc a su les gagner à sa politique.

2) Avec la haute noblesse :

Une opposition potentielle.

Quelques dizaines de familles extrêmement puissantes et réservées face au renforcement du pouvoir central.

Elle est :
- riche, avec des territoires considérables (ex. les Rohan, les Penthièvre, les Rieux)
- dangereuse, avec des villes et forteresses nombreuses.
- influente, avec des appuis à l’extérieur de la Bretagne, des terres en France, des charges au plus haut niveau de l’administration et de l’armée royale avec le soutien et les pensions du roi.

Elle est francophile avec de basses considérations matérielles et l’espoir d’une plus grande liberté avec un pouvoir plus lointain.

Elle ne recule devant aucun moyen pour y arriver.

Elle rallie plusieurs fois le camp du roi.

3) Avec l’Église

En raison de la place importante des évêques et des abbés dans la société bretonne et de leur influence énorme, les ducs de Bretagne ont été fortement tentés d’intervenir dans leur choix.

Les membres du haut clergé sont souvent de puissants seigneurs temporels, sensibles à la propagande française.

Les clercs sont de précieux collaborateurs pour les services gouvernementaux.

Les occasions de frictions sont assez fréquentes.

Avec le pape, les relations directes sont bonnes : reconnaissance officielle du particularisme breton.

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