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De Nominoé à François II - 830 à 1532

D 16 décembre 2010     H 12:28     A     C 0 messages


 • VERS L'UNION

CLAUDE, Duchesse de Bretagne et reine de France

Elle épouse François d’Angoulême, en mai 1514, (1ère violation du contrat de mariage avec Anne).
En janvier 1515, Louis XII meurt. Le nouveau roi François Ier oblige son épouse Claude à lui faire la donation sa vie durant (avril 1515) puis perpétuelle (juin 1515) du duché de Bretagne ( — 2ème violation), ce qu’elle n’a pas le droit de faire puisque la Bretagne doit revenir à des Bretons héritiers légitimes. C’est aussi la dépossession illégale des Rohan.
Puis Claude accepte que le duché revienne au dauphin et non au deuxième héritier mâle (— 3ème violation).
En 1524, Claude meurt. Son tombeau se trouve dans la nécropole royale de Saint-Denis.
Le fils du couple royal devient duc de Bretagne sous le nom de

FRANÇOIS III, (1524 -1536)

La deuxième fille d’Anne, Renée, se trouve ainsi spoliée.
François Ier cherche toujours à annexer la Bretagne. Mais nombre de délégués aux Etats de Bretagne que l’on veut réunir en 1532 sont opposés à cette annexion.
L’argent est le moyen utilisé : on récompense, par avance, des nobles influents et d’autres membres des trois ordres.
François Ier fait un long séjour en Bretagne. Après de nombreuses tractations, et la proximité des troupes royales aidant..., on adopte -sans vote- une requête au roi reconnaissant le dauphin comme duc. Celui-ci est alors couronné le 13 avril 1532.
Le 13 août 1532, François Ier publie l’Edit d’Union à Nantes.
Le 15 septembre 1532, est publié le contrat bilatéral entre le gouvernement et les représentants de la Bretagne qui confirme les privilèges de la Bretagne.
François III meurt en 1536.
Son frère Henri porte le titre de duc, sans se faire couronner, jusqu’à ce qu’il devienne roi de France sous le nom d’Henri II.
Des promesses solennelles ont été faites...Mais que vaudront-elles devant l’absolutisme royal ?

Comme dira La Fontaine : « La raison du plus fort… »

Si la Bretagne a conservé jusqu’à la Révolution de 1789, malgré tous les empiétements de l’absolutisme, ses institutions et ses franchises, à la différence de la plupart des autres provinces, elle le doit aux efforts de ses ducs et de leurs conseillers, qui ont accompli une oeuvre juridique et administrative considérable et durable, et à l’appui du peuple breton.

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