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Après les peuples des mégalithes…

D 14 juin 2017     H 11:21     A Ronan     C 0 messages


  CONCLUSION

A cette époque lointaine – fin du bronze, début du fer – il existe dans l’ensemble de l’Europe occidentale, telle que nous l’avons définie, une population néolithique, puis du bronze qui se confond peut-être avec les Ligures et les Ibères mentionnés plus tard par les Anciens. Et pendant près de deux mille ans, ce territoire va être l’objet d’invasions.
Invasions est un terme complexe et ambigu qui recouvre aussi bien l’attaque d’une armée qui prépare, par le massacre ou l’esclavage du vaincu, l’établissement de sa propre population sur les terres conquises, ou qui se retire après le pillage, ou enfin la lente immigration d’un peuple qui, au bout de quelques décennies, peut l’emporter en densité sur la population primitive ou… rester minoritaire. Il peut exister alors soit une cohabitation soit une assimilation, Nous sommes presque tous membres de communautés issues du mélange d’au moins deux ou trois grands groupes. Les plus « purs » seraient, à l’ouest, les Irlandais descendant des Néolithiques puis des Celtes, affectés plus tard par des invasions germaniques limitées puis par la conquête anglaise ; de même les Scandinaves qui ont échappé, et aux invasions des Celtes dont ils ont pourtant subi l’influence culturelle, et à celle des Romains ; de même au Portugal, où aux Néolithiques se sont adjoints des Celtes, et surtout à l’époque des Hallstatt puis des Romains qui en ont fait la province de Lusitanie. Les Germains, Alains puis Suèves y joueront un rôle relativement secondaire.
Pour l’Angleterre, au sens strict du terme, la France avec la Wallonie et la Suisse romande, l’Allemagne avec l’Autriche et la Suisse alémanique, l’Italie et l’Espagne, avec la Grèce, le mélange avec des « proportions » diverses a été intime. Il est donc inadmissible, sur le plan historique, de voir Mussolini assimiler l’Italie du 20ème siècle à l’empire romain, la Grèce actuelle à la Grèce antique, que de dire, comme le fait l’historien français Ferdinand Lot, que la défaite du Gaulois (ou du Celte) Vercingétorix à Alésia en 52 avant J.C. a été « la plus grande catastrophe de notre histoire ».

Notons au passage que le mot galli c’est-à-dire gaulois, est de l’aveu de Jules César, le vocable par lequel les Romains désignaient une vaste population qui se qualifiait elle-même de celte ! C’est également Jules César qui limite à peu près la Gaule au Rhin. Rappelons que le monde des Celtes s’était étendu sur toute l’Europe occidentale et centrale d’où ils furent peu à peu refoulés par les Germains.
Il faut à tout prix éviter cette erreur de l’esprit, résultat d’une confusion soigneusement entretenue.